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22 avril : redonnons du sens à la Journée Mondiale de la Terre

Temps de lecture : 3 minutes

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Publié le : 03/04/2025

Grand arbre aux racines apparentes

Chaque 22 avril, la Journée Mondiale de la Terre nous invite à tourner les yeux vers notre planète. On l’appelle souvent la planète bleue… mais ce qui la rend vraiment unique, ce sont ses touches de vert. Des océans, on en a déjà repéré ailleurs dans notre système solaire. Du vert, en revanche, c’est un miracle. Et ce miracle, c’est la photosynthèse : le phénomène qui rend possible toute la vie sur Terre.

Alors à l’occasion de cette journée (mais ne soyons pas en reste les autres jours de l’année), pensons végétal ! Remettre du vert autour de nous, c’est simple, efficace… et de plus en plus vital.

Les arbres : un rôle clé pour la biodiversité, le climat et l’empreinte écologique

Face au changement climatique, on redécouvre l’importance des plantes et des arbres pour rafraîchir, réhydrater, ramener de la vie autour de nous. En ville, à la campagne, les végétaux sont nos alliés. Et les arbres sont de loin les champions. Majestueux, puissants, ils agissent à tous les étages de la vie, du sol à l’air, de l’eau au climat.

Les arbres sont les rois du vivant. Ils ne se contentent pas d’être utiles, ils sont tout simplement extraordinaires. On commence à peine à comprendre l’ampleur de leurs pouvoirs.

Des arbres connectés

Sous nos pieds, leurs racines sont connectées à un vaste réseau de champignons, surnommé le “Wood Wide Web”. Grâce à lui, ils échangent des nutriments, s’envoient des signaux d’alerte, prennent soin des plus fragiles. Les arbres dépendent de, et contribuent à, des sols vivants et en bonne santé.

Des arbres faiseurs de pluie

Les arbres influencent même le ciel : leurs feuilles libèrent de la vapeur d’eau, un phénomène appelé évapotranspiration, qui participe à la formation des nuages. Des forêts peuvent ainsi déclencher leurs propres pluies. Une idée folle ? Pas tant que ça : on en parle aussi dans cet article sur la Journée mondiale de l’eau.

Les arbres à feuilles (les “feuillus”) sont les super-héros des super-héros. Leur évapotranspiration est deux fois plus élevée que celle des conifères (arbres à cônes et à aiguilles : pin, sapin, cèdre, etc.). Un chêne mature peut relâcher jusqu’à 1000 litres d’eau par jour ! Et contrairement à ce qu’on pourrait croire, plus un arbre vieillit, plus il capte de carbone. Un arbre adulte peut valoir plusieurs centaines de jeunes pousses.

Des arbres au service du vivant ?

Les arbres rafraîchissent l’air, stockent le carbone, stabilisent les sols, filtrent l’eau, abritent une biodiversité foisonnante… On parle parfois des « services écologiques » rendus par les arbres. Mais n’inversons pas les rôles : c’est bien nous qui dépendons d’eux, et non l’inverse.

L’arbre et la compensation écologique

Planter un arbre, c’est un beau geste. Penser que ça efface aussitôt un vol en avion ou un burger, c’est un peu comme croire qu’ajouter une salade à sa pizza quatre fromages la rendrait, disons… plus légère. Le vivant n’a que faire de nos “compensations”. Les équivalences que l’on fait parfois entre une émission de carbone par-ci et un stockage par-là ne regardent une réalité très complexe que par une petite lorgnette. C’est pourquoi, avant toute action de compensation, l’ADEME recommande bien entendu d’éviter et réduire ses émissions, selon le principe de séquencement « éviter-réduire-compenser ».

Ceci étant, même si ce geste ne suffit pas à réduire notre empreinte écologique, il reste extrêmement bénéfique pour la planète.

La comptabilité écologique n’est pas un absolu

Tout n’est pas mesurable, mais tout compte.

Chez Nos Gestes Climat, nous ne chiffrons pas l’impact carbone ou eau d’un arbre planté : cela dépend de trop de facteurs (espèce, climat, âge…). Mais ce n’est pas parce qu’un geste n’est pas mesuré qu’il n’a pas de valeur. Planter un arbre reste un acte fort, pour le sol, l’eau, la biodiversité.

Et si certains gestes échappent encore aux calculs, d’autres sont bien plus faciles à estimer. C’est tout l’intérêt de notre calculateur d’empreinte écologique, qui vous permet déjà d’évaluer votre empreinte carbone et votre empreinte eau.

Agir pour le carbone, pour l’eau et pour tout le reste

Allez allez, ne restons pas plantés là (!). C’est la Journée Mondiale de la Terre, une très bonne excuse pour se retrousser les manches, que ce soit devant son clavier ou une bonne pioche. Bonne nouvelle : il y a mille manières d’agir pour le vivant, selon ce qui vous parle, et ce qui vous est accessible.

Agir : en théorie d’abord

Des MOOC en ligne, comme ceux proposés par Fun Mooc , permettent de découvrir la richesse du monde végétal, et de mieux comprendre les plantes, les arbres, les écosystèmes.

Agir : la mise en pratique

Avant de penser à planter, prenons soin de ce qui pousse déjà. Mais bien sûr, quand l’occasion se présente, plantons ! Un arbre, un arbuste, une haie (dépêchons-nous pour cette année, nous arrivons déjà en fin de saison).

En manque de jardin ? Sur jeveuxaider.gouv.fr, vous trouverez toute l’année des missions nature pour jardiner, entretenir des forêts ou rejoindre des projets collectifs. En ce moment, place au “Printemps pour la planète” : une campagne spéciale, du 1er au 30 avril, pour se mobiliser encore plus autour du vivant.

Végétaliser le monde, c’est le rendre plus vivant ! Et ça commence peut-être, juste, au pied de chez vous.

Myriam,

Myriam est journaliste de métier, passionnée par les mots justes et les idées claires. Elle s’attache à écrire des textes accessibles, qui parlent à tout le monde, sans jargon. Elle contribue au blog de Nos Gestes Climat en tant que rédactrice depuis 2025.